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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 13:06

De la nécessité de la présence paternelle, notamment dans la construction

psychologique de l’enfant mâle

 

«(…) LE PERE ET LE FILS

 

Les pères n’imitent pas les mères dans leur prise en charge de l’enfant. Ils sont différents, ils sont hommes et pères.


L’amour du père se différencie de l’amour de la mère dans ce qu’il est souvent conditionnel, ce sont les réalisations de l’enfant qu’il va encourager : " Si tu fais ça tu auras ça ! " Cette présence du conditionnel est cruciale car elle œuvre dans le développement de la personnalité, du goût de se dépasser, du respect de la hiérarchie. Mais elle doit être accompagnée d’attention et d’affection sincère.


Le père ne doit pas être lâchement caché derrière sa femme pour imposer ses opinions ou ses décisions.

En assumant ses propres imperfections le père ouvre à l’enfant un monde réel où l’on n’attend pas forcément de lui la perfection, de la compétition, de l’émulation, mais surtout ce qui a trait à l’écoute, à la tendresse, à la spontanéité.

 

C’est au cours des deux premières années de leur existence que les garçons ont absolument besoin de leur père.

Chez les enfants n’ayant pas eu la présence du père durant ce temps on relève parfois les mêmes développements atypiques que chez les orphelins placés en foyer d’accueil ou chez les fils de famille monoparentale élevés en vase clos et manquant de substituts paternels. 

 

Chez certains fils sans père on peut retrouver une déficience sur le plan social, sexuel, moral ou cognitif.
La présence corporelle du père auprès du fils lui donne la possibilité d’aimer d’abord sa mère et plus tard de désirer la femme plutôt que de la redouter ou de la mépriser.


Tenu par son apparence sexuée, le rôle qui lui sera attribué, la façon dont les parents vont l’élever en fonction de son identité sexuelle, tout cela contribuera à lui donner sa propre place, ses propres repères. Très vite l’enfant imite pour s’adapter, il reproduit d’abord avant de se détacher plus ou moins de ce qui l’entrave dans son autonomie. (…)

 

Si le père est absent de corps ou bien d’autorité, il n’y a pas de transfert d’identification de la mère au père. L’absence du père signifie automatiquement une influence accrue de la mère, du féminin, chargée d’une responsabilité trop lourde et déséquilibrée dans ses rapports éducatifs et affectifs avec le petit garçon.

 

Dans leur identité sexuelle certains fils sont fragilisés par le silence, l’indifférence, l’absence des pères. Loin de leur odeur, de leurs gestes affectueux ils sont coupés de l’accès au corps du père par celui de la mère et vont grandir dans cet état de fait entrainant des perturbations avec leurs propres corps. Ou bien encore, à regarder vivre leurs pères, humiliés, malheureux, silencieux ou sévères, taciturnes ou violents, dans leur esprit les pères ne peuvent se laisser aller à toucher, cajoler, humer, sentir, rire, pleurer. Pour eux cela ne se passe que du côté de la mère, les hommes ne s’accordent pas ce genre de faiblesse. Il pourra s’ensuivre chez le petit garçon puis chez le jeune adulte une répression de toute sa propre sensualité et de toute sa corporalité.

 

La première conséquence de l’abandon des fils aux soins exclusifs de la mère est la peur des femmes.

Les fils ont peur d’être engouffrés, perdus, anéantis dans l’amour maternel trop étouffant. La femme n’est pas leur univers. Ils ont tout d’abord la peur inconsciente d’en devenir une, de devenir une femme, qu’on les prenne pour une femme ! Ensuite, ces fils devenus hommes pourront ressentir une peur pour le corps de la femme et leur propre corps.

Sans la présence, les ressentis et les conversations masculines simples et affectueuses d’un père, l’adolescent qui voudra s’abandonner à sa sensualité pourra se sentir très vite culpabilisé. Dans ses relations affectives et amoureuses il apprendra surtout à se dominer, à se réprimer. Devenu adulte il pourrait ne se concentrer que sur son seul plaisir génital, ne laissant pas la jouissance ni les jeux amoureux déborder des zones érogènes dont il a coutume de se contenter, il ne voudra pas se comporter comme une femme qui s’abandonne, ou avoir l’air d’une femme aux yeux de sa partenaire. Il ne s’abandonnera qu’aux plaisirs permettant aux hommes de se montrer sensuels sans se sentir jugés : l’amour du vin, celui de la bonne chère ( chair ? )

 

Le désir d’amour du fils en mal de père absent, indifférent ou humilié, ou nié par la mère, peut se manifester dans :
– Les tentatives de suicide
– Les fugues
– Les troubles psychosomatiques
– les paroles culpabilisantes, les manipulations perverses.

Plus les manques se feront sentir à cause de l’absence du père et plus ces manques seront compensés par une idéalisation inconsciente. Par ex : le fils idéalisera le père, ou le recherchera dans un autre homme en lui donnant la figure d’un père idéal. Il sera hésitant dans ses désirs, ses décisions, il aura une mauvaise évaluation de ses semblables et se retrouvera souvent trahi par ceux qu’il croyait être de bons pères de remplacement.

 

A l’adolescence il pourra présenter une confusion par rapport à l’identification sexuelle avec une féminisation du comportement.
– Estime de soi défaillante
– Agressivité refoulée d’où difficulté d’affirmation, d’ambition, et de curiosité exploratoire
– Blocages en ce qui concerne la sexualité
– Problèmes d’apprentissage
– Difficultés à assumer des valeurs morales, à prendre des responsabilités, à intégrer le sens du devoir et les obligations envers autrui
– Difficulté à assumer ou accepter l’autorité


L’absence ou le silence du père ne favorise pas le contact et la maitrise de l’agressivité naturelle du garçon, mais l’incite plutôt à mépriser ce qui est masculin en lui. Et ce sont justement ces valeurs masculines, dont il est en quelque sorte privé, " castré " par la mère, qui finissent par l’entrainer vers une misère intérieure.


Seul avec sa mère, loin de la parole et de la loi symbolique du père, le manque de structure interne peut entrainer le fils dans une certaine mollesse, une absence de rigueur et des complications dans l’organisation de sa vie.

 

Certains adolescents peuvent développer des troubles psychologiques, de la délinquance, de l’alcoolisme, le tout baignant dans une révolte sans fin contre la société jugée patriarcale.


Les fils sans pères restent sans corps du masculin.

Les hommes aussi peuvent allaiter 

La présence du père permet au fils l’accès à l’agressivité naturelle et primitive de son sexe, sinon il subit les interdictions de la mère qui tolère mal les manifestations naturelles de la sauvagerie instinctive. Elle veut que son fils reste poli, réservé, et lui interdit les apanages de la masculinité, par voie de conséquence si le fils ne se réfugie pas dans la pathologie, il pourrait alors devenir hostile à sa mère, puis à la femme.


C’est la répression de l’énergie qui pousse à la violence. Et cette violence est là pour cacher l’impuissance, le désespoir qui s’empare du fils, du garçon, de l’homme tout entier, et le soumet à sa force irrationnelle et instinctive. Le Moi n’a pu contenir ces forces intérieures et l’homme passe à l’action pour se libérer de cette insoutenable tension.

Un petit garçon, un adolescent ou un homme, ne se sent pas véritablement du côté du masculin tant qu’il n’a pas touché à son énergie brute, au plaisir de se battre et celui de se défendre. Cette expérience lui donne une sécurité interne et cette ressource fondamentale fondée sur le fait qu’une agressivité bien canalisée peut l’aider à se sortir de toutes les situations.

Tant qu’un homme ne sait pas qu’il peut utiliser autre chose que la douceur ou la violence aveugle pour se défendre, il ne sait pas être pleinement en relation avec lui-même. Et par voie de conséquence il ne sait pas qu’il peut être pleinement lui-même avec la femme.»

 

 

source : jafland.info

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Published by Homme Culture & Identité
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commentaires

jd 25/07/2013

Votre article est très interessant et correspond à une situation que j'ai moi -même vécu! En revanche, pour arriver à se reconstruire, c'est une autre affaire...

belhamri marcel pierre 05/11/2013

bonjour je suis pere de ma fille elle se retrouve actuelements paris chez sa mere qui ma reclame le divorce je ne cest pas coments rendre visite a ma fille chez sa mere sa mere ma fait un mariage
gris . je suis partie de la bonne voix pour m,installe difinitivements avec elle suite en mai 2013 elle de me demande le divorce . je suis oblige de partir avec elle chez le procureur de la
republique . je cest ma fille et malheureuse elle et tombe sur sa mere d,une famille bizar dans sa famille en touse fait des divorce . je suis avec elle en algerie cest juste pour venir au peys bas
suite elle a obtenue des documents des peys bas elle a fuigue en douceur chez sa soeur a aubervillier chez brahimi belabbas cheira. elle complote sa putaine de soeur tout sa je vais la denonce au
procureur un mariage gris organise je suis belamri marcel pierre . tout les nuit je fait des cochmare sur sa cest ca le systeme algerienne

Smidge 04/09/2014

Absolument aucune étude ne vient étayer vos fantasmes réactionnaires. Ce sont des conclusions de psychologie de comptoir, qui n'ont aucun fondement scientifique.

Tout ce que vous décrivez dans cet article n'est que purement social, une histoire de norme, construite par la société et la tradition.

benny 28/09/2014

L'abscence du pere peut provoquer un deficit de confiance en soi, une difficulte a se faire des amis et a maintennir des Relations sociales et une gene lors des Relations sexuelles, certes, mais
cela ne veut pas dire que l'on est destine a une vie sombre, non ! C'est un travail a faire sur soi. Cela comporte aussi des sacrifices, c'est a dire sortir de notre bulle pour s'ouvrir aux autres,
ce qui est beaucoup plus complique que en a l'air. Meme si notre pere n'etait pas present, il nous donne la vie alors autant en profiter. Reveillez vous, battez vous et vos vies seront parfaites.

Magnus 03/03/2015

Bonjour, j'ai 15 ans et mes parents eux ont divorcés alors que je n'avais même pas 1 ans. Par la suite de nombreux procès on suivit et il a été convenu que je vois mon père un samedi après-midi sur deux. Au départ j'avais peur d'être séparé de ma mère et d'être déposé au "Relais", ma terreur était si immense que je ne supportait pas d'être séparé de ma mère. Par la suite j'ai eu la haine de mon père qui s'est manifesté car il avait épousé une autre femme qui me battait et me rejetait sans cesse. Mon père ne m'a jamais défendu. De plus ma propre mère n'arrêtait pas de dépeindre tout le défauts de mon père et ainsi par la même occasion les défauts de l'homme. Les années passèrent deux demi frères vus le jour dans la maison de mon père. Quelques années le couple paternel se sépara et un samedi sur deux était pour moi une torture. La haine de mes frères et pour faire plaisir à ma mère la haine de mon père. Ma mère pensait que si je ne le voyais plus je me porterai mieux. Les années s'écoulèrent jusqu’à mes 12 ans où ma mère et moi avions la possibilité de déménager loin de chez mon père et de me rapprocher de toute ma famille maternelle. C'est chose faite et à ce jour cela fait 3 ans que je n'ai pas revu, entendu, ni lu mon père. Pendant toute ma vie j'étais dans la retenue, la maîtrise de moi, j'étais coincé. Quelque par je voulais être la propre image du père que je voulais avoir. Mais elle rendait mes relations sociales impossibles. Ma mère m'a toujours laissé beaucoup d'indépendance et a été malgré tout une excellente mère. J'ai tenté au maximum de sublimer en me sociabilisant en lâchant prise en m'exprimant et je crois m'être jusqu'ici bien sorti. Mais aujourd'hui le grand DAM de ma vie a été que je suis tombé amoureux d'un garçon de 2 ans de plus que moi qui est mon voisin. Lui est en Terminale et moi en Seconde nous partageons chaque jour une route vers le lycée ensemble. Tout chez lui me semble si parfait et si idéal que j'en est fait mon père de remplacement. Ce qui au final développe chez moi un sentiment amoureux. J'ai constamment envie qu'il m'appartienne mais je sais que notre avenir est impossible car déjà d'une part il n'est pas homosexuel il a même une petite amie et puis surtout il ne peut jouer le rôle de mon père, je lui accorde tellement d'importance que j'en souffre quand il ne se préoccupe pas de moi comme un père devrait le faire. Surtout que moi même j'ignore si je suis homosexuel où tout simplement dans la recherche urgente de mon père. Ce besoin me ronge et plus les jours passent et plus l'absence d'homme dans ma vie me fait souffrir.