Mercredi 1 août 2012 3 01 /08 /Août /2012 05:18

 

Un débat relancé mais pourtant toujours traité avec la plus grande imprécision et légèreté par les médias, débat dans lequel pour notre part nous réintervenons ce jour après certains soucis techniques de connection, non encore pleinement résolu du reste.

Mais rappelons que l'association "un enfant-deux parents" était déjà intervenu ici même pour soutenir l'avant projet de loi de Messieurs Mallié et Decool dans une note du 20.02 2009, c'est à dire datant de plus de 3 ans intitulée "pétition importante"

Bien que défendant, l'égalité parentale et l'importance du maintien des liens aux deux parents, nous n'avions pas hésité à relayer l'info de SOS papa.

Car en effet la résidence alternée restait marginale, ce qui n'a pas vraiment cessé aujourd'hui.

Or, contrairement à ce qui est avancé constamment dans les médias, aucun dispositif légal dans la loi de 2002 n'assujettissait la décision du juge de mise en place de la résidence alternée à l'assentiment des 2 parents.

Le dispositif légal organisé dans la loi de 2002 permettait déjà nommément au juge de décider de la mise en place de la RA même en cas de désaccord des parents.

Art. 373-2-9. - En application des deux articles précédents, la résidence de l'enfant peut être fixée en alternance au domicile de chacun des parents ou au domicile de l'un d'eux.

« A la demande de l'un des parents ou 
en cas de désaccord entre eux sur le mode de résidence de l'enfant, le juge peut ordonner à titre provisoire une résidence en alternance dont il détermine la durée. Au terme de celle-ci, le juge statue définitivement sur la résidence de l'enfant en alternance au domicile de chacun des parents ou au domicile de l'un d'eux.

Donc, en principe, il n'y aurait nul besoin de légiférer à nouveau.

Mais voila, le problème est que cette disposition légale, pourtant on ne peut plus explicite, n'était jamais ou quasiment jamais prise en compte dans les décisions de justice.

Alors à quoi rime ce cirque médiatique  puisqu'en l'occurrence la décision au final appartient au juge. Pourquoi faire peur aux parents en leur faisant croire que le juge va leur imposer la résidence alternée? 

Il s'agit vraissemblablement d'une nouvelle tentative savamment orchestrée par certains lobby pour diaboliser la résidence alternée. Or, rappelons que son principe  n'exprime rien d'autre qu'un réel partage des responsabilités et de l'autorité parentales, pas de l'enfant.

Rappelons tout de même, ce point essentiel, la résidence alternée n'est pas une mesure pour les pères contre les mères, mais une modalité visant à permettre le maintien des liens de l'enfant à ses DEUX parents. 

Encore faut-il qu'aucun des deux parents ne soit sollicité à exercer des phénomènes d'emprise sur l'enfant.

Il faut donc effectivement chercher pousser les juges à aller plus dans le sens de la recherche d'une solution qui respecte effectivement la parité.

Ceci correspond en plus à ce qui est demandé par la quasi totalité des enfants, qui, dans le cas normal, ne souhaitent nullement être élevés par un seul de leur 2 parents.

Rappelons aux rétrogrades que la plupart des mères modernes ont très bien perçu l'intérêt de ce processus pour elle-même et aussi pour leur enfant.

La vérité est que tout ceci fait voler en éclat une partie des théories plutôt totalitaires d'un certain nombre de pédopsychiatres ou psychanalystes qui anônent en dépit des faits que le père serait conditionné par la parole de la mère pour l'enfant et jamais l'inverse. Ceci est évidemment une stupidité. Mais une stupidité qu'ils continuent pourtant d'enseigner.

Comme si le fait d'empêcher les pères d"élever leur enfant rendait cette théorie moins fausse, en forgeant des réalités contrefaites qui viendraient à postériori justifier leurs points de vue phallocrates.

Georges BLOND


source : http://unenfant-deuxparents.hautetfort.com/archive/2012/03/17/la-residence-alternee-de-l-o.html

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