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Par ailleurs H.C.I s’oppose fermement à toutes les structures militantes pro-gender qui cherchent à opposer les hommes aux femmes. H.C.I est convaincu que l’homme et la femme ont un destin commun et qu’il est temps de mener des réflexions propices à la réalisation d’un futur de paix et d’harmonie entre les sexes. Cela passe notamment par une meilleure connaissance des identités masculine et féminine.

Lundi 7 novembre 2011 1 07 /11 /Nov /2011 12:16

Article de Sophie Marinopoulos, psychanalyste

publié le 25 octobre 2011 dans Le Point

 

Détail de l'affiche de l'exposition "Homme, femme, testez vos différences"

"Combattre les petites philosophies du pénis": avec ce titre "délibérément provocateur", la psychanalyste Sophie Marinopoulos signe un pamphlet contre la "guerre des sexes", exacerbée par l'affaire DSK, qui menace selon elle l'"esprit féministe".

 

L'affaire DSK a été le déclencheur de ce livre à paraître le 2 novembre. "J'ai eu le sentiment que la prise de parole féministe était trop centrée contre les hommes, et pas assez pour les droits des femmes", explique la psychanalyste dans un entretien à l'AFP.

 

"On est en train de déclencher une guerre des sexes, comme s'il y avait +un sexe à abattre+, en l'occurrence le sexe masculin, que les femmes fustigent alors sur un mode viril, machiste, alors qu'il y a le combat de l'égalité à gagner. Là est le sujet du féminisme".

 

Dans les années 70, le féminisme avait "une forme de violence nécessaire" pour défendre les Lois de Simone Veil, estime Sophie Marinopoulos. "Aujourd'hui il faut rester vigilantes et élargir les questions du féminisme. Ne pas se limiter à des prises de paroles réactionnelles, des coups de gueule pour nos sujets phares comme l'IVG, la violence faite aux femmes".

 

Pour la psychanalyste, les militantes occupent cette mission de veille, mais cela ne suffit pas et le ton n'est pas toujours adapté. "Le féminisme c'est aussi une présence permanente. Ce que j'appelle l'esprit féministe", dit-elle.

Elle s'étonne en particulier que les féministes ne se saisissent pas de la manière dont est perçue la maternité, forcément "heureuse", dans un pays qui parle des femmes comme "les meilleures poules pondeuses en Europe". "Plus vous faites d'enfants, plus vous avez une valeur en tant que femme dans notre société française! Quelle définition de l'épanouissement de la femme !"

 

Egaux mais pas identiques

 

La question du "même" est une question centrale pour la psychanalyste. "Une société qui encourage l'effacement de la différence des sexes et des générations est une société qui ne supporte plus la différence".

Pour le féminisme, ces questions autour de la différence des sexes se sont posées au fil des décennies "sur un mode binaire : +la femme est-elle un homme comme les autres ou bien existe-t-il deux sexes ?+"

Se vouloir identique est "un leurre" pour la psychanalyste et source de violence, dont les passages à l'acte se multiplient. "Notre société oublie de penser et vit dans l'agir. Questionner la violence est indispensable. Les féministes ont là une carte à jouer".

 

Elle associe ces questions au "malentendu" qui règne sur la parentalité : "pour qu'il y ait des nouveaux pères, il faut qu'il y ait des nouvelles mères" qui acceptent de lâcher prise, que les pères agissent avec les enfants selon une approche qui leur est propre.

 

Dans son livre, Sophie Marinopoulos confie aussi son "malaise" de psychanalyste devant la situation de Tristane Banon : "elle me touche dans sa souffrance car beaucoup l'ont mise en doute et ont eu des propos intolérables à son égard, au nom d'un comportement qui, selon leurs croyances, ne correspondait pas à celui d'une femme abusée. Voilà ce qu'il faut combattre au nom du droit des femmes, ces croyances, ces idées étriquées, jugeantes à l'égard des femmes".

 

Rien en revanche sur Anne Sinclair. "Elle est dans une relation avec Dominique Strauss-Kahn privée, intime, qui nous échappe. La norme affective n'existe pas. Je n'ai pas le droit de la juger et je pense que les femmes ont tort de la juger", répond Sophie Marinopoulos.

 

(Editions Les Liens qui libèrent. 97 pages, 10 euros).

 

source

http://www.lepoint.fr/culture/pour-sophie-marinopoulos-la-guerre-des-sexes-n-a-pas-a-avoir-lieu-25-10-2011-1388733_3.php

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