H.C.I - sa vocation

Homme Culture & Identité mène un travail de fond et d’analyse sur l'identité masculine dans la société contemporaine. Les garçons, les pères et les hommes sont au coeur du travail de H.C.I.

Par ailleurs H.C.I s’oppose fermement à toutes les structures militantes pro-gender qui cherchent à opposer les hommes aux femmes. H.C.I est convaincu que l’homme et la femme ont un destin commun et qu’il est temps de mener des réflexions propices à la réalisation d’un futur de paix et d’harmonie entre les sexes. Cela passe notamment par une meilleure connaissance des identités masculine et féminine.

Vendredi 3 juin 2011 5 03 /06 /Juin /2011 00:28

L’affaire DSK : surgénéralisation médiatique et autres considérations

 

 

Les faits qui sont reprochés à DSK sont affligeants. Même si la présomption d'innocence doit évidemment être retenue, on ne peut nier le fait que Monsieur DSK a déjà reconnu un « pétage de plomb » avec une jeune journaliste et que cela doit être naturellement pris en compte dans le cadre général de cette affaire. Les prises de positions de ses amis politiques, les premiers jours qui ont suivi la révélation de l'affaire, sont plus que navrantes. Elles sont l'expression de politiciens issus d'une génération à ranger au rebus (Lang, Kahn...). Suite à ces déclarations, j'étais même prêt à signer des deux mains la pétition de l’association Oser le féminisme, c'est pour dire…. Je ne l’ai pas fait et j’ai été bien inspiré car cette association féministe radicale et sa présidente ne se privent pas d’essayer de tirer profit politique de cette affaire en utilisant des ficelles idéologiques grossières.

 

 

Cette semaine, à la télévision, le sujet de prédilection était "sexe et pouvoir" (4 émissions au moins). Autant dire un boulevard pour les dénonciateurs et dénonciatrices du machisme et du sexisme, l’association ci-dessus citée en tête. D'une affaire, les féministes radicales tirent des plans sur la comète, questionnent les tréfonds d'une horrible caste des hommes qui opprimerait les femmes envers et contre tout, surfent sur une dialectique féministe radicale bien élaborée qui touche les plus jeunes de notre société. Il y a bien là matière à réflexion, tellement cette idéologie navrante cherche à nous égarer. Nous sommes dans le règne de la surgénéralisation : l’affaire DSK est une occasion trop belle pour stigmatiser tous les hommes et faire en somme un sexisme anti-homme à rebours. Oui, les féministes radicales utilisent, non sans finesse et intelligence, une dialectique anti-homme qui ne leur fait pas honneur car elles appliquent contre les hommes ce qu’elles dénoncent pour les femmes !

 

  

Il est plus que nécessaire de réaffirmer que les natures masculine et féminine ne sont pas faites pour être opposées mais, au contraire, que c’est leur complémentarité qui doit être mise en valeur. Non, faire un compliment a une femme n'a rien de machiste en soi: c'est l'expression d'une appréciation subjective d'un homme sensible à une femme. C'est l'expression de l’élan d’un homme face à la beauté ou le charme d'une femme. Dès lors que l’approche est courtoise et galante, il n'y a rien à redire. Si vous la trouvez touchante, dites-le; si vous la trouvez déplacée, dites-le aussi.

Le message féministe radical nie aux hommes le droit d’avoir une inclinaison envers une femme. Une telle expression masculine serait en effet pour elles la preuve d’une affreuse domination de l’homme. Une telle position féministe est simplement stupide; toutefois, il faut répondre à cette idéologie car elle imprègne notre jeunesse (pour bien se rendre compte de l’aberration de cette idéologie, vous pouvez suivre le lien ci-dessous, afin d'aller voir ce que l’on met dans la tête des jeunes femmes pour les convaincre que leur homme est dominateur et violent, édifiant : http://www.ladominationmasculine.net/themes/43-violence-conjugale/69-test-etes-vous-victime-de-violence-conjugale-.html)

 

A force d’être répété comme vérité biblique, et sans réaction explicite des hommes et des femmes qui aiment les hommes, cet argument de la domination masculine se répand dans notre jeunesse par voie de presse et de télévision.  On tente ici de nier la nature de l’homme en la soumettant à une idéologie. On ne reconnaît pas l’homme pour ce qu’il est, on souhaite le contraindre alors que cela peut s’expliquer par une nature masculine sensible au charme féminin. Bien sûr qu’un homme lourd doit être, gentiment si possible, remis à sa place, et que l’on peut compter sur l’intelligence féminine pour trouver les mots justes. L’homme et ses natures biologique et psychique doivent être respectées, tout autant que celles de la femme. L’homme ne peut être accusé à tort et à travers par ces femmes radicales idéologisées et militantes. Il est d’ailleurs intéressant de noter que sur ces questions, les hommes sont par ces féministes privés de parole. Elles sont tellement dans une posture de juge : « accusé, levez-vous ! » que de façon induite elle monopolise tout le débat… qui n’a de ce fait pas lieu : c’est un monologue !
Cette idéologie destabilise les hommes, il suffit de voir la prudence des hommes lors des débats télévisés. Ils marchent sur des œufs, comme en état de sidération car leurs accusatrices les stigmatisent et, au fond, les nient. Redisons-le, une parole contradictoire et courageuse est surtout nécessaire pour les jeunes générations, celles qui sont en phase de maturation et d’éducation et qui aujourd’hui entendent et lisent uniquement la version idéologisée de ces féministes radicales à qui la presse et la télévision donne un écho excessif (cela ne date pas de l’affaire DSK). Nous sommes donc aujourd’hui tous tenus d’oser dire ce que nous pensons et ne plus laisser le monopole de la parole à celles qui veulent détruire les liens entre les hommes et les femmes, à celles qui utilisent une dialectique de lutte des classes revisitée en lutte des sexes. Sortons de l’état de sidération que ce discours culpabilisant génère et, homme ou femme, osons affirmer que nous ne sommes pas d’accord car nous souhaitons une société dans la quelle nos enfants pourront voir grandir des hommes et des femmes respectés dans leurs natures respectives et se respectant les uns et les autres. S’il y a de la part de certains hommes ou de certaines femmes des abus dans leurs comportements (aucun sexe n’est à l’abri d’abus), cela peut tout à fait être dénoncé et corrigé, mais sans tomber dans la surgénéralisation idéologisée.

 

 

 

Digression…

 

Pour casser les stéréotypes et poncifs des féministes radicales, nous avons le devoir d’enrichir autant que faire ce peu les débats en ouvrant des questions parfois de bon sens et des perspectives nouvelles. Sur la question des relations entre les hommes et les femmes, nous pourrions avancer l’idée simple suivante : toutes les femmes ne sont pas destinataires de compliments de la part des hommes et tous les hommes ne sont pas à ce point détendus avec les femmes pour oser des compliments à leur égard. Cette remarque est un simple exemple permettant de sortir de la surgénéralisation qui consiste à qualifier tous les hommes de macho en puissance et aussi de considérer que toutes les femmes seraient destinataires de compliments. Cela doit être dit pour remettre en cause la dialectique des féministes radicales. Ceci dit on pourrait s'attarder un instant sur les femmes que notre société, et les stéréotypes contemporains, qualifient de physiquement belles. Celles-là, et celles-là seules sont peut-être destinataires de trop de remarques, de trop de sollicitations visuelles et sont peut être lassées de ce tropisme ? A elles de nous le dire. Ce message pourrait être entendu et compris par les hommes s'il était exprimé par ces femmes avec justesse. Ces sujets pourraient également nous amener à une réflexion de fond sur la beauté, réelle ou présumée, sur ses avantages et ses inconvénients, sur le regard ou les mots de certains hommes, sur la jalousie de certaines femmes et peut être aussi sur la difficulté de ces femmes « trop belles » à exister pour ce qu’elles sont dans leur fort intérieur et pas pour une enveloppe physique (le sujet est vaste et la matière multiple : philosophie, anthropologie, biologie, psychologie....). Là on découvrirait peut être la réalité de certaines femmes peut être plus à plaindre qu’à envier malgré les apparences, on découvrirait aussi que tout ce qui évite la surgénéralisation, dans ce débat comme dans tant d’autres, permettrait sans doute de rendre nos esprits plus libres et plus fertiles. Mais au fond, dans le conditionnement mental médiatique actuel, sommes-nous aujourd’hui en capacité collective d’élever nos débats pour ouvrir notre jeunesse à un avenir politique porteur d’espérances ?

 

 

 

Autre sujet connexe.

 

A une époque où la presse dite féminine se pâme de plus en plus devant des hommes sexy sur papier glacé, il est encore plus étonnant de voir se développer la vindicte féministe radical. On a envie de leur demander de balayer devant leur porte. Aujourd'hui, dans la presse féminine, les lectrices sont dans le règne de la « sexitude » ! Ce n’est pas un machisme soi-disant omniprésent que les féministes devraient relever, mais bien une société de consommation, fortement confortée par la presse dite féminine (450 millions d’exemplaires vendus par an !) qui chosifie les corps, qu'ils soient masculin ou féminin.
Or, cette presse féminine est le fruit de femmes (pas un homme dans les équipes de rédaction !) dont beaucoup ne cachent pas leurs engagements féministes. N’y aurait-il pas la matière à une remise en cause nécessaire : qu’est ce que ces journalistes femmes sont prêtes à opérer comme changements pour permettre de donner à ses lectrices des repères sensés en lieu et place de la prose utilitariste, parfois dégradante (homme ou sextoy, qu'est ce que tu préfères jeune lectrice ?), vis-à-vis du masculin, et consummériste vis-à-vis des femmes (mode et régimes) ? Quelle société voulons-nous transmettre aux jeunes femmes qui lisent cette presse ? Quelles sont les limites que nous sommes prêts à imposer à cette production éditoriale matérialiste qui par ses errements chosifie les êtres humains ? 
Prenons conscience que le système actuel nous déshumanise tous et toutes (hommes et femmes) et que les responsables politiques et médiatiques doivent en premier prendre leurs responsabilités (c’est la mission des élites, n’est-ce pas ?) et proposer des alternatives politiques courageuses à ces errements systémiques. L’argent ne justifie pas tout et les équilibres financiers des industries de la presse ne sont rien par rapport au devenir de nos enfants et d’un projet de civilisation sincère et authentique pour notre monde. Sans une remise en cause de la puissance néfaste de ces structures de presse trop souvent irresponsables (nouvelles bibles des temps présents), nous sommes tous condamnés à voir se rétrécir le champ de  l’intelligence collective et à nous égarer gaiement dans une impasse civilisationnelle. 
Sont invités à se mobiliser ceux que l’on pourra appeler « les bons pères et les bonnes mères de famille », ceux et celles pour qui les intérêts de nos enfants primes sur la cupidité aveugle, ceux et celles qui veulent se regarder dans la glace tout en aillant la chance d’avoir fait progresser nos humanités individuelles et collectives, ceux et celles pour qui la vie est un don qu’il faut protéger de tous les orgueils et de toutes les idéologies. Evidemment, sans exclusive aucune : ceux qui n’ont pas d’enfants sont aussi invités à prendre part à cela. Toutes les intelligences et toutes les énergies seront nécessaires. Alors osons tous et toutes ouvrir nos esprits à une brise rafraîchissante et fraternelle. Et l’affaire DSK sera vite oubliée.

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